ECRIRE ET PUBLIER AUJOURD'HUI

Publié le par ANTONIO MANUEL

Etre écrivain ne va pas de soi. Même et surtout après avoir été publié. Zola s’arrangeait souvent pour écrire lui-même les articles, consacrés à ses romans, qui paraissaient dans les journaux sous la plume de l’un ou l’autre des ses amis journalistes. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Pour moi le problème n’est pas d’être desservi par des journalistes vindicatifs aux articles dévastateurs mais bien plutôt d’être enveloppé d’une bulle d’indifférence.

En principe, toute maison d’édition respectable dispose d’un service de presse qui assure la promotion d’un premier roman en diffusant, auprès des journalistes, les informations concernant l’œuvre susceptibles de retenir leur attention. J’ai bien dit : « en principe » car ma maison d’édition ne semble pas avoir déployé le moindre effort pour que l’existence de mon roman soit rendue publique.

C’est pourquoi, excepté deux articles de la Provence et du Courrier Picard, et la promesse, sans aucune suite, d’une chronique écrite par Angélique Giorgi, salariée de La marseillaise, consacrée à mon roman, celui-ci intitulé « Par amour » est passé sous silence. A se demander pourquoi mon éditeur en a accepté la publication ?

Même les « amis » gays qui travaillent au développement de la culture homosexuelle et revendiquent le droit à la différence, à l’indifférence, à l’égalité, prônant et commentant la qualité artistique des œuvres qu’ils mettent en avant, s’ils vous sollicitent pour écrire sur leur blog  vous abandonnent ensuite à un long silence solitaire sans tenir les engagements pris de faire paraître la très élogieuse recension qu’ils vous ont envoyée et qu’ils vous avaient annoncée comme devant être suivie d’une interview dont vous attendez toujours de recevoir les questions…

Enfin, l’écrivain homosexuel adulé, que vous aviez eu l’audace de contacter et qui vous avait chaleureusement assuré de rédiger la préface de votre roman, se désiste au dernier moment sans vous avoir néanmoins affirmé qu’il a beaucoup aimé votre livre avant de disparaître dans un univers duquel vous êtes exclu. Celui d’une célébrité qu’il ne souhaite manifestement pas partager avec vous.

C’est pourquoi, songeant que tout n’est que spectacle et buzz informatique, j’ai décidé d’entamer une grève progressive de la faim pour manifester de la seule manière que je le puis ma désapprobation et mon dégoût de cette société qui finalement reste un univers de castes hermétiques ou de privilèges liés à la naissance sans que le talent n’y change quoi que ce soit.

Je tiendrai donc dorénavant le journal de ma cessation progressive d’alimentation auquel je joindrai des photographies de ses conséquences physiques afin de faire entendre la révolte de ma conscience ulcérée.

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C
<br /> eh bien admettons même que ce ne soit pas le même texte, ça ne change rien au principe qu'il faut d'abord travailler avant de vouloir être connu. Ce n'est pas après la publication d'une oeuvre<br /> qu'il faut se poser des questions, mais avant. Or des lecteurs capables de lire un texte et de le critiquer, on en trouve facilement. J'ai moi-même écrit 5 livres dont deux publiés et bientôt<br /> trois, mais avant d'en arriver là il faut bosser<br /> <br /> <br />
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J
<br /> C'est" Derrière la vitre du silence" et non "par Amour " qui a été mis en ligne sur ce blog vous avez mal lu ou pas lu du tout cricri!!!!<br /> <br /> <br />
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S
<br /> Le meileur moyen de savoir qui de nous deux a raison est de raconter la trame du roman "Par amour" et de la comparer avec celle des 3 récits en extraits sur ce blog précisément. Si tu l'as lu comme<br /> tu le prétends Cricri tu n'éprouveras nulle difficulté à le faire et chaque vrai lecteur du roman "Par amour" saura ce qu'il en est de tes propos en matière de vérité.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Avant d'être un livre, ce texte était un blog, celui-ci ,précisément.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> FAUX ! ce texte a été présenté ici même sur ce blog, et il y est resté jusqu'à ce que cet "éditeur" accepte de le publier.<br /> Je l'ai lu entièrement.<br /> <br /> <br />
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