Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 06:17

"Etrange, mystérieuse consolation donnée par la littérature, dangereuse peut-être, peut-être libératrice:bond hors du rang des meurtriers, acte-observation. Acte-observation parce qu'une observation d'une espèce plus haute est créée, plus haute, mais non plus aiguë, et plus elle s'élève, plus elle devient inaccessible au rang, plus elle est indépendante, plus elle obéit aux lois propres de son mouvement, plus son chemin est imprévisible et joyeux, plus il monte."
FRANZ KAFKA



L’ascension joyeuse et continue décrite par KAFKA est une conséquence heureuse de l’acte libérateur qu’il voit en la littérature.

Ecrire s’apparente à une ascèse qui fait de l’écrivain un observateur du réel dont l’observation même l’exclut. Car la réalité qu’il atteint est autre que celle perçue par nos yeux de profanes.

La consolation pour l’écrivain est d’accéder à l’essence du réel en advenant, par l’écriture, celui qu’il est derrière le masque du paraître.

Exclusion du mouvement de divertissement, au sens pascalien du terme, horizontal de la majorité des humains qui s’affairent dans une société où l’individu est détourné de lui-même et condamné à une activité laborieuse incessante pour accroître l’avoir au détriment de l’être.

Ce sont eux les meurtriers, ces vivants pris dans une effervescence vaine qui maintient leurs paupières closes.

Conservant la place qui leur a été assignée dans le rang du groupe social auquel ils appartiennent, ils commettent ce que FRANCOISE DOLTO désignait par le mot de « péché » pour le démettre de son sens moral et lui insuffler une acception métaphysique : le péché consiste à ne pas emprunter la seule voie qui soit nôtre, celle de l’épanouissement de notre essence divine.

 

Par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 07:24

Le dépouillement de soi dans la nudité vulnérable de son humanité est un geste d'autodérision.

Par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 23:46

Dossier Homophobie - Sommaire

 

L'homophobie est une attitude, un sentiment, un malaise ou une aversion envers les personnes homosexuelles ou envers l'homosexualité en général.

 

Le terme d'«homophobie» désigne l'hostilité explicite ou implicite subie par les homosexuels. Cette hostilité relève de la peur, de la haine, de l'aversion ou encore de la désapprobation envers l'homosexualité. Par extension, l'homophobie désigne les préjugés et la discrimination anti-homosexuels.

 

Il y a deux visages de l'homophobie : l'homophobie qui vise l'individu et l'homophobie qui vise l'état d'être homosexuel. Bien que l'homophobie ait toujours existé, ce n'est que tout récemment que l'on a commencé à lui donner un nom et, surtout, à réaliser qu'elle constituait une attitude inacceptable dans une société civilisée, au même titre que le sexisme, le racisme ou la xénophobie.

 

Les définitions

 

Les dictionnaires ne font référence à l'homophobie que depuis peu : en effet, ce n'est qu'au milieu des années 1990 que le terme a été intégré dans les différents dictionnaires français : en 1997 pour le Petit Robert et en 1998 pour le Larousse. (Les dictionnaires de langue anglaise avaient commencé un peu plus tôt à définir le terme.) Plusieurs dictionnaires ne donnent encore aujourd'hui aucune définition de l'homophobie.

  • Le Petit Robert - édition juin 2000
    Homophobe : adj. et n. 1979; de homo et -phobe - qui éprouve de l'aversion pour les homosexuels. n.f. : homophobie, 1977.
  • Dictionnaire Flammarion de la langue française - édition juillet 1999
    Homophobe : adj. et n.; n'apprécie pas les homosexuels. n. personne homophobe.
    Homophobie : n.f.; aversion pour les homosexuels.
  • Le Larousse - édition 2001
    Homophobe : adj. et n.; qui est hostile à l'homosexualité, aux homosexuels.
    Homophobie : n.f.; rejet de l'homosexualité, hostilité systématique à l'égard des homosexuels.

 

Daniel Borrillo, Juriste : « L'homophobie est l'attitude d'hostilité à l'égard des homosexuels, hommes ou femmes. ».

Christophe Gentaz, Socio-anthropologue : « Un ensemble de préjugés, attitudes, jugements de valeur et comportements qui s'exercent, sur le mode négatif, à l'encontre des personnes homosexuelles »

Daniel Welzer-Lang, Anthropologue : « L'homophobie est fortement liée au sexisme. L'homophobie est l'intériorisation, pour chaque individu, du sexisme dans ses rapports aux autres. L'homophobie est la discrimination envers les personnes qui montrent, ou à qui l'on prête, certaines qualités (ou défauts) attribuées à l'autre genre ».

 

Sanctions et actions internationales contre l'homophobie

 

La Loi du 18 mars 2003, article 132-77 du code pénal fait une circonstance aggravante lorsqu'un crime ou un délit est commis en raison de l'orientation sexuelle de la personne. La Loi du 30 décembre 2004 pénalise les propos liés au sexe ou l'orientation sexuelle de la personne. D'autres dispositions assurent à lutter contre l'homophobie et les discriminations liées à l'orientation sexuelle en matière d'emploi, de logement, d'accès à l'emploi etc etc

 

La journée mondiale de lutte contre l'homophobie est instituée le 17 mai.

 

Par extension, d'autres néologismes ont vu le jour, tels la lesbophobie, qui se définit comme une aversion envers les lesbiennes et le lesbianisme, ainsi que la biphobie, une aversion envers les bisexuelLEs et la bisexualité, la transphobie, une aversion envers les transexuelLEs et tes personnes transgenre ou la sérophobie, une aversion envers les personnes séropositives.

 

Par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 19:27

n°76954

zephir7

Posté le 31-03-2008 à 22:57:22  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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on a réussi à écrire un roman avec ces échanges....!

 

n°76967

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 31-03-2008 à 23:07:37  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Malheureusement, Le Rayon Gay a coulé les éditions Balland !


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http://minilien.com/?lsq0oJdSVa http://minilien.com/?6HiMrnu0pK

 

n°76982

zephir7

Posté le 31-03-2008 à 23:37:28  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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pffff.......et le rayon maladie? c'est porteur, ça. Genre "ongle incarné infecté", oui je sais le sujet est ardu et peut être limité à une cible trop restreinte, mais bon....

Yifu66Electron plus très libre... Posté le 29-03-2008 à 14:05:10  
   
Là, Antonio s'est suicidé.  
 

priskanou

Posté le 29-03-2008 à 14:02:23  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Reprise du message précédent :
Ce n'est pas bien grave : le con de Priskan emmer.de purement et simplement l'abruti Martini. Le con de Priskan a vendu déjà bien plus de romans que l'abruti Martini n'en vendra jamais. Le con de Priskan est édité à compte d'auteur là où l'abruti Martini se voit obligé de faire du collage pour obtenir son bouquin (ma fille fait la même chose en grande section !). Le con de Priskan a eu le droit à son interview là où l'abruti Martini n'a rien du tout. Le con de Priskan participe à des salons que l'abruti Martini ne peut que visiter. Le con de Priskan a une version audio de son roman alors que l'abruti Martini n'a même pas une version papier correcte ! Le con de priskan possède un site internet digne de ce nom là où celui de l'abruti Martini est à l'image de ses bouquins ! Le con de Priskan est entouré d'amis véritables et sincères alors que l'abruti Martini n'est entouré que de faux-culs ! Le con de Priskan vend tranquillement ses petits romans là où l'abruti Martini est obligé de les donner pour réussir à être lu. Mais la plus grande réussite est que le con de Priskan a réussi depuis longtemps à rendre jaloux l'abruti Martini !!!
 
Bref, je n'ai rien à envier à ce pauvre type.
 
Allez, bonne bourre à tous !
 
Priskan

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Message édité par priskanou le 29-03-2008 à 14:03:09

 

n°76325

Yifu66

Electron plus très libre...

Posté le 29-03-2008 à 14:05:10  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -configMPFavoris

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Là, Antonio s'est suicidé.

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L'avenir ne m'intéresse pas, parce que c'est là que je mourrai !

 

Par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 19:22

Jeannette2 6

Posté le 01-04-2008 à 10:59:44  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Bonjour! Permettez moi de vous signaler le texte d'Antonio aujourd'hui sur son blog  .Il explique dans le détail pourquoi il mene ce combat prenez la peine de le lire vous qui le critiquer à longueur de journée  
Peut être le comprendrez vous mieux.Mes Amitiés Antonio

 

n°77026

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 01-04-2008 à 11:03:26  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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A quoi ça sert ? Qu'on s'emm... à le lire ne le guérira pas.


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http://minilien.com/?lsq0oJdSVa http://minilien.com/?6HiMrnu0pK

 

n°77027

Antonio ma nuel

Posté le 01-04-2008 à 11:09:39  profileditEdition rapideansweranswer +answer -MPFavoris

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Mais vous évitera peut-être de tenir des propos qui ne me définissent en aucune façon.

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n°77029

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 01-04-2008 à 11:12:38  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Quel intérêt ? La seule chose qui compte est de se moquer de toi.


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Fulmi

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Posté le 06-04-2008 à 18:20:59  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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On n'a pas de mémoire du tout ! Juste de la hènne.

 

 

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 06-04-2008 à 18:20:59  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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On n'a pas de mémoire du tout ! Juste de la hènne.

 

 

Fulmi

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Posté le 06-04-2008 à 18:31:16  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Ce n'est, justement, pas du second degré, mais c'est du foutage de gueule, comme toujours dans ce fil.

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 31-03-2008 à 22:38:31  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Le 31-03-2008 à 22:24:54, zephir7 a écrit :

Ah cet Antonio, quelle pôvre victime !
 
en fait il est homo et maso.....


 
 
Ce n'est pas incompatible, au contraire.


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http://minilien.com/?lsq0oJdSVa http://minilien.com/?6HiMrnu0pK

 

Par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 19:21

Les ajouts sont les suivants :

 

Antonio ma nuel

Posté le 30-03-2008 à 23:59:18  profileditEdition rapideansweranswer +answer -MPFavoris

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Oh mon Dieu! J'ai inversé l'ordre des mots et au lieu d'écrire "allusion à une phrase de Pascal dans les Lettres philosophiques" de VOLTAIRE bien entendu j'ai commis  à peine à 23hO2 un lapsus calami!  
Mortification! Honte à ne jamais pouvoir être bue! Je suis perdu, ciel un lexomil comme dirait Zephir! Qu'on ouvre la fenêtre, je défaille!

(je suis bien évidemment ironique et dans l’auto-dérision)

Message cité 1 fois

 

n°76658

cricrii

Posté le 31-03-2008 à 00:01:04  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Prends toute la boite, tant que t'y es.
 
 


---------------
C'est en écrivant qu'on devient écrivaillon.

 

n°76660

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 31-03-2008 à 00:02:27  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Le 30-03-2008 à 23:59:18, Antonio manuel a écrit :

Qu'on ouvre la fenêtre, je défaille![/b]


J'espère que tu habites un étage élevé, qu'on n'ait pas fait l'effort pour rien.


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cricrii

Posté le 31-03-2008 à 00:40:40  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Ben oui quoi, fous nous la paix, tu empoisonnes le monde de l'internet depuis six mois avec ton blog ton nombril et ton rectum;
 
Dégage !
 
 :kaola:  :kaola:  :kaola:  
 


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C'est en écrivant qu'on devient écrivaillon.

Antonio ma nuel

Posté le 01-04-2008 à 00:53:59  profileditEdition rapideansweranswer +answer -MPFavoris

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Fulmi
fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 01-04-2008 à 00:04:32  
 
Le 31-03-2008 à 23:52:39, Antonio manuel a écrit :
 
 
sandd1504 Posté le 31-03-2008 à 22:43:59    
Coucou,  
   
je suis tout à fait d'accord avec toi ! Les gens ne sont toujours pas tolérants, vis à vis des homosexuels...  
Pourtant nous sommes en 2008 ! Il faut vivre avec notre temps !    
 
 
 
 
 
 
FULMI/MARTINI
En effet, il faut vivre avec notre temps. Les temps, justement, ne sont pas à la tolérance, bien au contraire. On a élu M. Sarkozy avec un beau score, il ne faut pas l'oublier. La droite dure est au pouvoir, qui veut liquider l'héritage de 68. Or la liberté des mœurs est, justement, un héritage de 68. Il va sans doute falloir s'intéresser à nouveau aux pissotières. Pôd'chance, hein ?
---------------  
 

 

 

 

Par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 19:19

Bonsoir à tous,

Je tenais juste à vous informer de l'ostracisme et l'agressivité dont je suis  l'objet sur le forum des livres de France2: Je vous propose un florilège qui éclairera mes propos.
Je vous laisse juger par vous-même
.

« Fulmi
fr.martini.free.fr/livres
/ Posté le 15-03-2008 à 12:49:54         
 
 
…et le quatrième crétin est là aussi. Décidément. t'es pas encore mort, toi ? Au moins qu'elle serve à quelque chose, ta maladie !  Fulmi 
fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 15-03-2008 à 12:49:54           



Fulmi.martini.free.fr/livres/ Posté le 15-03-2008 à 23:13:25         
 
 
Le 15-03-2008 à 23:10:15, zephir7 a écrit :
et oui, il pourrait vivre de ses écrits, comme écrivain à temps plein........

 
S'il meurt, il n'aura plus aucun besoin et pourra enfin vivre de ses écrits, à temps plein. 
cricrii Posté le 17-03-2008 à 20:14:26         
 
 
Le 17-03-2008 à 20:12:15, Chrissie3303250 a écrit :
Il parle de quoi, ce fil ?
   
D'un pédé qui se fait violement en-cu-ler par des homophobes en coalition. Euh.. pardon, d'un jeune écrivain novice qui ne supporte pas de n'être pas acclamé.
 
Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 17-03-2008 à 20:55:27         
 
A part ça, je vais vous laisser, mes enfants, je vais voir le Bel Antonio mais si, mais si, celui qu'est impuissant. Fulmi
fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 17-03-2008 à 20:48:18         
 
Reprise du message précédent :
Le 17-03-2008 à 20:44:42, Jeannette26 a écrit :
Je ne maitrise peut être mal le français mais j'ai appris la tolérence et je l'apprend à mes petits enfants.

 
 
La tolérance ne sert à rien, sinon à mener au laxisme. Mieux vaut leur apprendre le français. M'étonne pas que vous ayez choisi la mauvaise solution, y'a des gens comme ça. 
Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 10-03-2008 à 16:51:07         
 
 
Qu'il en écoute plus, alors, et qu'il cesse d'écrire !
 
en tout cas, qu'il cesse de faire sa réclame ici
(Je présis juste qu'il s'agit d'un forum consacré aux livres où chacun est autorisé à promouvoir ses oeuvres personnelles, ce dont tout le monde profite.)
Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 08-03-2008 à 20:21:35         
 
 
Je n'ai pas cette prétention, et je tiens ces attitudes comme des lubies à la mode.   
Le respect : n'est dû qu'aux gens ayant accompli quelque chose de particulièrement bien, en aucune cas au tout-venant. 
 
La solidarité : ne s'exerce qu'avec ceux qu'on a choisi, et jamais avec tout le monde. 
 
La tolérance : ne s'exerce que si on possède un pouvoir (puisque la tolérance est le fait de permettre ce qu'on peut interdire). 
 
L'amour : est un sentiment qui s'exerce en faveur d'individus choisis, et non n'importe comment. 
 
Vous dévalorisez ces notions, en les considérant comme usuelles, elles sont exceptionnelles. »

Par ANTONIO MANUEL
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 15:56

« Qu’un grand artiste ou un grand écrivain s’empare de la laideur, instantanément il la transfigure, il en fait de la beauté. »

RODIN                                                                   

 

La laideur ce n’est pas seulement ce qui sur un plan esthétique déplaît, c’est ce qui évoque au fond de soi la monstruosité aussi bien physique que morale.

Le tabou, cet acte par lequel une réalité quotidienne passe dans l’orbe du sacré et du silence, de l’invisible, est l’apparence aveuglant celui qui aurait voulu la contempler malgré l’interdiction.

Est laide l’exclusion du cercle des vivants par la mort ou la maladie. Laide l’intolérance qui condamne et isole l’individu hors normes. Le racisme, la ségrégation, l’indifférence, la douleur, l’oppression, l’indigence, la peur, la rue, sans un toit pour recouvrer sa dignité, le recours à la mendicité, parce que plus aucune main ne se tend, le froid, l’insulte, la folie. La laideur est une pandémie qui défigure la race humaine. Un masque sous la peau pour la laisser paraître belle.

Dans le refoulement du sacré, le secret de la laideur est divulgué. Elle est ce monstre dans le noir de nos ténèbres inconscientes. La gifle reçue enfant, la vision d’une obscénité, les gestes envers soi déplacés, l’agression sexuelle de l’adulte, les mots de la terreur imposés, le rire dans son éclat brisé, le mythe de la candeur de l’enfance.

De la laideur le grand écrivain s’empare.  Peu importe ce qu’il en dit, que l’on partage son prédicat ou pas, qu’il soit moral ou ne le soit pas. Le fond est tout entier dans la forme dont il va revêtir la haine, la hideur de la monstruosité. L’importance est dans ce regard qui la montre, qui exhibe sous nos yeux le monstre, dans la peinture d’un champ de blé incendié de soleil, dans le jeu incessant de la lumière sur une lune d’eau ou bien dans la nudité d’un jeune homme assis, sur une étoffe aux plis moirés, les jambes repliées, le front sur les genoux, les bras entrecroisés, sur un rocher.

La beauté nous délivre de l’enfer clos de la laideur. L’artiste accède à la grandeur par le simple geste de nous permettre de la voir.

 

Par ANTONIO MANUEL
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 16:18

Du soir au matin comme un lien, avec le divin, le secret espoir d’être bien. Dans la prison de mon corps de misère quêtant, patient, l’appât de sa lumière.

Sur le sol, à genoux, créature avachie dans son lit de mépris.

Le soleil et le vent brûlent le ciel, transi, exsangue de toute couleur, nu. La mer plissée telle un poisson immense aux écailles irisées. La mer comme un poison immense de lait caillé, vidée. Le fracas du mistral sur la rocaille dure et giflant les branches des pins aux pommes déjà nées. Les pigeons gros et gras, repus dans la poussière se dandinant sur leurs pattes griffues.

Du soir au matin comme une aspiration qui engloutit mon âme.  La lame d’un couteau, une arme au tranchant net qui fait jaillir le sang du christ en croix transpercé de passion. Ses clous plantés l’un après l’autre, dans la morsure de la chair émouvante figure de la souffrance humaine, lâche.

Le christ en croix est un orgueil de Dieu qui réitère sa promesse de larmes aux hommes incrédules. La lumière monte en lui pour réveiller ses yeux à leur vision terrible d’un amour éblouissant les bourreaux lamentables. L’homme en écume, en cendre, en souvenir de la terre sous ses pieds impalpable n’est plus qu’une blessure dépouillant au soleil sa chrysalide de cristal pour absorber l’or minéral de sa royauté.

La nuit tombe et c’est l’aube accroupie aux limites du monde. Elle hâte sa fulgurance pour évaporer l’ombre du corps qui gisait là que le jour a ravi.

Ô je me sens renaître une faim de mots intarissable qui désignent mais ne montrent pas les bordures de la joie où se tapit le rire prêt à fuser. Dans mon corps d’humain misérable se tient debout l’être pensif à la tête ceinte d’une couronne végétale, dans mon corps redressé comme un temple exhibant sa magnificence.

Je balaye les éclats de la vitre tombés en un souffle. La parole rebondit sur les murs blancs du temple où chacun des impacts dépose un des signes qui bout à bout énoncent une vérité sibylline comme le hasard d’un coup de dé.

Par ANTONIO MANUEL
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 05:16

La violence du silence que l’on veut m’imposer résonne en moi telle  les cris d’un enfant maltraité,  la honte tue d’un adolescent racketté, les gémissements d’une femme battue.

Elle partage, cette violence, avec les scènes évoquées, leur impunité trop fréquente, leur haine gratuite, le recours à la force physique ou à celle des mots qui, comme on le sait, tuent aussi bien qu’un mauvais coup, une arme ou une longue désespérance solitaire.

J’ai compris cette nuit qu’elle m’atteignait d’autant plus profondément qu’elle donnait chair aux paroles homophobes de mon père, entendues trente ans durant. Elles demeurent en moi introjectées pour l’éternité de ma trop courte vie. La violence du silence qu’on m’impose, auquel les paroles de mon père m’ont assujetti pendant tant d’années, irradie mon corps  de la moelle des os à la surface de ma peau. Elles sont incessamment réactivées depuis que j’ai choisi de ne plus vivre bâillonné.

Son père, enfant, on l’aime. Il est tout puissant, protecteur, justicier, et adulé. Il a toujours raison. On rêve de lui ressembler. Si cela s’avère une impossibilité, on a la solution de le haïr pour s’en protéger ou de continuer de le chérir dans la souffrance et l’humiliation de ne pouvoir être son double, sa pérennité. C’est un long processus de dépréciation de soi, de rognage continu du narcissisme nécessaire à son propre développement affirmé et serein.

 Le poison coule, alors, dans les veines avec l’effet contraire d’un vaccin. Régulièrement et à doses infimes, il opère la destruction insensible des cellules. Une maladie grave surgit-elle ? Nul n’en cherche la raison et la science se hâte de la réduire à néant. L’enfant est de nouveau sur pieds et le lent et sournois travail de sape se poursuit dans la nuit de l’inconscient.

Mais l’inconscient n’est pas passif. Il veut bien accepter tous les refoulements du monde mais la pression se renforce, à chaque nouvelle pensée ou nouvel acte refoulés, derrière les portes de la censure. Alors il lui faut travestir et dévider dans les songes son charroi d’immondices. Mais si les rêves ne suffisent pas à évacuer la pression excédentaire alors le corps se met à parler la langue des symptômes incompréhensibles. On a beau les supprimer à grands renforts de médicaments, il s’en crée sans arrêt de nouveaux. Jusqu’au syndrome, cet ensemble de symptômes révélateur d’une pathologie plus ou moins sérieuse. En fait, à la mesure du préjudice subi tout au long des années, de l’enfance à l’âge adulte.

La mort du père n’en fait pas disparaître la représentation symbolique. Ses paroles mortifères continuent donc d’agir malgré la meilleure volonté, à son corps défendant. Notre corps qui se défend si mal qu’il résiste aux médicaments, s’y accoutumant et les rendant inefficaces. La maladie accède alors à un stade supérieur et les symptômes s’aggravent. L’esprit est excédé de la cécité de la conscience qui se refuse à déchiffrer les messages du corps souffrant.

L’écriture m’a provisoirement sauvé la mise. Mais la censure du dehors potentialisant celle du dedans relance le processus de désintégration programmé dès l’enfance. Les injonctions du fond des temps ont une puissance inégalée. La pathologie évolue donc. L’aggravation des symptômes réclame des traitements nouveaux aux effets secondaires punitifs qui provoquent, afin de pouvoir les supporter, la prescription d’autres médicaments. C’est un cercle infernal. Ce sont les mots soufflés aux oreilles innocentes du nourrisson par les fées malignes des contes pour enfants.

Un jour, un événement déclenche la réalisation des souhaits maudits. Et la belle s’endort indéfiniment, le loup avale la grand-mère et le petit chaperon rouge, la bête est condamnée à sa monstruosité. Mais ce ne sont que des contes que le merveilleux soustrait à la tragédie. La réalité est une prose d’une autre eau. Le drame et le tragique y sont admis et sont légion.

Ma vie est un conte dont la fin merveilleuse n’est jamais advenue. Les êtres maléfiques y récitent encore leurs sortilèges infâmes. Et moi je n’ai pas la magie qui change les hideux crapauds en princes charmants. Juste le pouvoir des mots que l’insomnie me dicte en plein cœur de la nuit.

Se laisser tenter par des gestes d’oubli, de fatigue et de résignation déjà perpétrés. Accéder à leurs sollicitations répétées de se taire à jamais. Refuser le mauvais rôle qu’ils veulent me voir endosser à tous prix, ligués contre mon insolence d’avoir osé parler pour dévoiler un silence qu’ils couvaient jalousement : gardiens du temple de la haine, de l’intolérance et de l’homophobie.

Cette nuit, la lassitude, la douleur et l’insomnie me pèsent. J’aimerais simplement pouvoir fermer les yeux et me réveiller dans le corps d’un autre pour y vivre une autre vie. L’inconnu pour moi a les traits de l’hétérosexuel dénoncé par les féministes : machiste, sûr de lui, péremptoire, insouciant, heureux de satisfaire son père et de se projeter dans l’avenir de ses enfants quand il sera grand-père.

Je suis loin du stéréotype ! Je n’ai de consolation que dans les livres et par l’écriture. Lire sous la plume de SIMONE DE BEAUVOIR qu’ « il faut parler de l’échec, du scandale, de la mort, non pas pour désespérer le lecteur, mais au contraire pour essayer de le sauver du désespoir », me réconforte et me réconcilie avec moi-même. C’est évident, tout homme sera confronté un jour ou l’autre à la souffrance et à la maladie, à l’incompréhension d’autrui et au scandale absurde de la mort, la sienne ou celle des êtres aimés qu’il avait fini par croire, tout comme lui, immortels. C’est pourquoi l’écrivain, dans son appréhension généreuse  des misères de la condition humaine et par son acte d’oblation du fruit de son humble réflexion, de sa méditation verbale, apprivoise l’échec, le scandale et la mort. Sa grandeur consiste à offrir ces offenses existentielles aux lecteurs comme s’il les avait un peu domptées avant de les lui donner à lire. Ici bas, l’artiste détient des savoirs que les sciences ignorent encore, comme le pensait FREUD.

Je l’ai dit, cette chance de ma maladie est de pouvoir me consacrer presqu’exclusivement à ma passion d’écrire. Si l’on me dénie le droit de me dévouer à l’activité qui me procure la seule joie qu’il me reste : que suis-je encore ? Quelle est ma raison d’être ?

Je suis homosexuel, je ne l’ai pas choisi. C’est un état qui m’a été échu en même temps que la vie me fut donnée. En revanche, j’ai décidé en pleine conscience et lucidité de ne plus en faire un secret à préserver pour ma survie au sein de la race humaine. J’en paye le prix au risque de tomber et d’être incapable de me relever.

Je fais appel à la clémence de mes frères éclairés, au versant lumineux de leur conscience, à la nécessité, pour nous tous, de lutter pour le maintien et l’amélioration de nos conditions de vie dans la société actuelle afin qu’ils associent leur énergie à la mienne et supportent mon effort pour que se lève une humanité plus belle.

Par ANTONIO MANUEL
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