Dimanche 6 avril 2008

Les ajouts sont les suivants :

 

Antonio ma nuel

Posté le 30-03-2008 à 23:59:18  profileditEdition rapideansweranswer +answer -MPFavoris

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Oh mon Dieu! J'ai inversé l'ordre des mots et au lieu d'écrire "allusion à une phrase de Pascal dans les Lettres philosophiques" de VOLTAIRE bien entendu j'ai commis  à peine à 23hO2 un lapsus calami!  
Mortification! Honte à ne jamais pouvoir être bue! Je suis perdu, ciel un lexomil comme dirait Zephir! Qu'on ouvre la fenêtre, je défaille!

(je suis bien évidemment ironique et dans l’auto-dérision)

Message cité 1 fois

 

n°76658

cricrii

Posté le 31-03-2008 à 00:01:04  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Prends toute la boite, tant que t'y es.
 
 


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C'est en écrivant qu'on devient écrivaillon.

 

n°76660

Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/

Posté le 31-03-2008 à 00:02:27  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Le 30-03-2008 à 23:59:18, Antonio manuel a écrit :

Qu'on ouvre la fenêtre, je défaille![/b]


J'espère que tu habites un étage élevé, qu'on n'ait pas fait l'effort pour rien.


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cricrii

Posté le 31-03-2008 à 00:40:40  profilVoir le bbcodeansweranswer +answer -MPFavoris

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Ben oui quoi, fous nous la paix, tu empoisonnes le monde de l'internet depuis six mois avec ton blog ton nombril et ton rectum;
 
Dégage !
 
 :kaola:  :kaola:  :kaola:  
 


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C'est en écrivant qu'on devient écrivaillon.

Antonio ma nuel

Posté le 01-04-2008 à 00:53:59  profileditEdition rapideansweranswer +answer -MPFavoris

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Fulmi
fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 01-04-2008 à 00:04:32  
 
Le 31-03-2008 à 23:52:39, Antonio manuel a écrit :
 
 
sandd1504 Posté le 31-03-2008 à 22:43:59    
Coucou,  
   
je suis tout à fait d'accord avec toi ! Les gens ne sont toujours pas tolérants, vis à vis des homosexuels...  
Pourtant nous sommes en 2008 ! Il faut vivre avec notre temps !    
 
 
 
 
 
 
FULMI/MARTINI
En effet, il faut vivre avec notre temps. Les temps, justement, ne sont pas à la tolérance, bien au contraire. On a élu M. Sarkozy avec un beau score, il ne faut pas l'oublier. La droite dure est au pouvoir, qui veut liquider l'héritage de 68. Or la liberté des mœurs est, justement, un héritage de 68. Il va sans doute falloir s'intéresser à nouveau aux pissotières. Pôd'chance, hein ?
---------------  
 

 

 

 

par ANTONIO MANUEL
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Dimanche 6 avril 2008

Bonsoir à tous,

Je tenais juste à vous informer de l'ostracisme et l'agressivité dont je suis  l'objet sur le forum des livres de France2: Je vous propose un florilège qui éclairera mes propos.
Je vous laisse juger par vous-même
.

« Fulmi
fr.martini.free.fr/livres
/ Posté le 15-03-2008 à 12:49:54         
 
 
…et le quatrième crétin est là aussi. Décidément. t'es pas encore mort, toi ? Au moins qu'elle serve à quelque chose, ta maladie !  Fulmi 
fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 15-03-2008 à 12:49:54           



Fulmi.martini.free.fr/livres/ Posté le 15-03-2008 à 23:13:25         
 
 
Le 15-03-2008 à 23:10:15, zephir7 a écrit :
et oui, il pourrait vivre de ses écrits, comme écrivain à temps plein........

 
S'il meurt, il n'aura plus aucun besoin et pourra enfin vivre de ses écrits, à temps plein. 
cricrii Posté le 17-03-2008 à 20:14:26         
 
 
Le 17-03-2008 à 20:12:15, Chrissie3303250 a écrit :
Il parle de quoi, ce fil ?
   
D'un pédé qui se fait violement en-cu-ler par des homophobes en coalition. Euh.. pardon, d'un jeune écrivain novice qui ne supporte pas de n'être pas acclamé.
 
Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 17-03-2008 à 20:55:27         
 
A part ça, je vais vous laisser, mes enfants, je vais voir le Bel Antonio mais si, mais si, celui qu'est impuissant. Fulmi
fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 17-03-2008 à 20:48:18         
 
Reprise du message précédent :
Le 17-03-2008 à 20:44:42, Jeannette26 a écrit :
Je ne maitrise peut être mal le français mais j'ai appris la tolérence et je l'apprend à mes petits enfants.

 
 
La tolérance ne sert à rien, sinon à mener au laxisme. Mieux vaut leur apprendre le français. M'étonne pas que vous ayez choisi la mauvaise solution, y'a des gens comme ça. 
Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 10-03-2008 à 16:51:07         
 
 
Qu'il en écoute plus, alors, et qu'il cesse d'écrire !
 
en tout cas, qu'il cesse de faire sa réclame ici
(Je présis juste qu'il s'agit d'un forum consacré aux livres où chacun est autorisé à promouvoir ses oeuvres personnelles, ce dont tout le monde profite.)
Fulmi

fr.martini.free.fr/livres/ Posté le 08-03-2008 à 20:21:35         
 
 
Je n'ai pas cette prétention, et je tiens ces attitudes comme des lubies à la mode.   
Le respect : n'est dû qu'aux gens ayant accompli quelque chose de particulièrement bien, en aucune cas au tout-venant. 
 
La solidarité : ne s'exerce qu'avec ceux qu'on a choisi, et jamais avec tout le monde. 
 
La tolérance : ne s'exerce que si on possède un pouvoir (puisque la tolérance est le fait de permettre ce qu'on peut interdire). 
 
L'amour : est un sentiment qui s'exerce en faveur d'individus choisis, et non n'importe comment. 
 
Vous dévalorisez ces notions, en les considérant comme usuelles, elles sont exceptionnelles. »

par ANTONIO MANUEL
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Samedi 5 avril 2008

« Qu’un grand artiste ou un grand écrivain s’empare de la laideur, instantanément il la transfigure, il en fait de la beauté. »

RODIN                                                                   

 

La laideur ce n’est pas seulement ce qui sur un plan esthétique déplaît, c’est ce qui évoque au fond de soi la monstruosité aussi bien physique que morale.

Le tabou, cet acte par lequel une réalité quotidienne passe dans l’orbe du sacré et du silence, de l’invisible, est l’apparence aveuglant celui qui aurait voulu la contempler malgré l’interdiction.

Est laide l’exclusion du cercle des vivants par la mort ou la maladie. Laide l’intolérance qui condamne et isole l’individu hors normes. Le racisme, la ségrégation, l’indifférence, la douleur, l’oppression, l’indigence, la peur, la rue, sans un toit pour recouvrer sa dignité, le recours à la mendicité, parce que plus aucune main ne se tend, le froid, l’insulte, la folie. La laideur est une pandémie qui défigure la race humaine. Un masque sous la peau pour la laisser paraître belle.

Dans le refoulement du sacré, le secret de la laideur est divulgué. Elle est ce monstre dans le noir de nos ténèbres inconscientes. La gifle reçue enfant, la vision d’une obscénité, les gestes envers soi déplacés, l’agression sexuelle de l’adulte, les mots de la terreur imposés, le rire dans son éclat brisé, le mythe de la candeur de l’enfance.

De la laideur le grand écrivain s’empare.  Peu importe ce qu’il en dit, que l’on partage son prédicat ou pas, qu’il soit moral ou ne le soit pas. Le fond est tout entier dans la forme dont il va revêtir la haine, la hideur de la monstruosité. L’importance est dans ce regard qui la montre, qui exhibe sous nos yeux le monstre, dans la peinture d’un champ de blé incendié de soleil, dans le jeu incessant de la lumière sur une lune d’eau ou bien dans la nudité d’un jeune homme assis, sur une étoffe aux plis moirés, les jambes repliées, le front sur les genoux, les bras entrecroisés, sur un rocher.

La beauté nous délivre de l’enfer clos de la laideur. L’artiste accède à la grandeur par le simple geste de nous permettre de la voir.

 

par ANTONIO MANUEL
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Mercredi 2 avril 2008

Du soir au matin comme un lien, avec le divin, le secret espoir d’être bien. Dans la prison de mon corps de misère quêtant, patient, l’appât de sa lumière.

Sur le sol, à genoux, créature avachie dans son lit de mépris.

Le soleil et le vent brûlent le ciel, transi, exsangue de toute couleur, nu. La mer plissée telle un poisson immense aux écailles irisées. La mer comme un poison immense de lait caillé, vidée. Le fracas du mistral sur la rocaille dure et giflant les branches des pins aux pommes déjà nées. Les pigeons gros et gras, repus dans la poussière se dandinant sur leurs pattes griffues.

Du soir au matin comme une aspiration qui engloutit mon âme.  La lame d’un couteau, une arme au tranchant net qui fait jaillir le sang du christ en croix transpercé de passion. Ses clous plantés l’un après l’autre, dans la morsure de la chair émouvante figure de la souffrance humaine, lâche.

Le christ en croix est un orgueil de Dieu qui réitère sa promesse de larmes aux hommes incrédules. La lumière monte en lui pour réveiller ses yeux à leur vision terrible d’un amour éblouissant les bourreaux lamentables. L’homme en écume, en cendre, en souvenir de la terre sous ses pieds impalpable n’est plus qu’une blessure dépouillant au soleil sa chrysalide de cristal pour absorber l’or minéral de sa royauté.

La nuit tombe et c’est l’aube accroupie aux limites du monde. Elle hâte sa fulgurance pour évaporer l’ombre du corps qui gisait là que le jour a ravi.

Ô je me sens renaître une faim de mots intarissable qui désignent mais ne montrent pas les bordures de la joie où se tapit le rire prêt à fuser. Dans mon corps d’humain misérable se tient debout l’être pensif à la tête ceinte d’une couronne végétale, dans mon corps redressé comme un temple exhibant sa magnificence.

Je balaye les éclats de la vitre tombés en un souffle. La parole rebondit sur les murs blancs du temple où chacun des impacts dépose un des signes qui bout à bout énoncent une vérité sibylline comme le hasard d’un coup de dé.

par ANTONIO MANUEL
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Mardi 1 avril 2008

La violence du silence que l’on veut m’imposer résonne en moi telle  les cris d’un enfant maltraité,  la honte tue d’un adolescent racketté, les gémissements d’une femme battue.

Elle partage, cette violence, avec les scènes évoquées, leur impunité trop fréquente, leur haine gratuite, le recours à la force physique ou à celle des mots qui, comme on le sait, tuent aussi bien qu’un mauvais coup, une arme ou une longue désespérance solitaire.

J’ai compris cette nuit qu’elle m’atteignait d’autant plus profondément qu’elle donnait chair aux paroles homophobes de mon père, entendues trente ans durant. Elles demeurent en moi introjectées pour l’éternité de ma trop courte vie. La violence du silence qu’on m’impose, auquel les paroles de mon père m’ont assujetti pendant tant d’années, irradie mon corps  de la moelle des os à la surface de ma peau. Elles sont incessamment réactivées depuis que j’ai choisi de ne plus vivre bâillonné.

Son père, enfant, on l’aime. Il est tout puissant, protecteur, justicier, et adulé. Il a toujours raison. On rêve de lui ressembler. Si cela s’avère une impossibilité, on a la solution de le haïr pour s’en protéger ou de continuer de le chérir dans la souffrance et l’humiliation de ne pouvoir être son double, sa pérennité. C’est un long processus de dépréciation de soi, de rognage continu du narcissisme nécessaire à son propre développement affirmé et serein.

 Le poison coule, alors, dans les veines avec l’effet contraire d’un vaccin. Régulièrement et à doses infimes, il opère la destruction insensible des cellules. Une maladie grave surgit-elle ? Nul n’en cherche la raison et la science se hâte de la réduire à néant. L’enfant est de nouveau sur pieds et le lent et sournois travail de sape se poursuit dans la nuit de l’inconscient.

Mais l’inconscient n’est pas passif. Il veut bien accepter tous les refoulements du monde mais la pression se renforce, à chaque nouvelle pensée ou nouvel acte refoulés, derrière les portes de la censure. Alors il lui faut travestir et dévider dans les songes son charroi d’immondices. Mais si les rêves ne suffisent pas à évacuer la pression excédentaire alors le corps se met à parler la langue des symptômes incompréhensibles. On a beau les supprimer à grands renforts de médicaments, il s’en crée sans arrêt de nouveaux. Jusqu’au syndrome, cet ensemble de symptômes révélateur d’une pathologie plus ou moins sérieuse. En fait, à la mesure du préjudice subi tout au long des années, de l’enfance à l’âge adulte.

La mort du père n’en fait pas disparaître la représentation symbolique. Ses paroles mortifères continuent donc d’agir malgré la meilleure volonté, à son corps défendant. Notre corps qui se défend si mal qu’il résiste aux médicaments, s’y accoutumant et les rendant inefficaces. La maladie accède alors à un stade supérieur et les symptômes s’aggravent. L’esprit est excédé de la cécité de la conscience qui se refuse à déchiffrer les messages du corps souffrant.

L’écriture m’a provisoirement sauvé la mise. Mais la censure du dehors potentialisant celle du dedans relance le processus de désintégration programmé dès l’enfance. Les injonctions du fond des temps ont une puissance inégalée. La pathologie évolue donc. L’aggravation des symptômes réclame des traitements nouveaux aux effets secondaires punitifs qui provoquent, afin de pouvoir les supporter, la prescription d’autres médicaments. C’est un cercle infernal. Ce sont les mots soufflés aux oreilles innocentes du nourrisson par les fées malignes des contes pour enfants.

Un jour, un événement déclenche la réalisation des souhaits maudits. Et la belle s’endort indéfiniment, le loup avale la grand-mère et le petit chaperon rouge, la bête est condamnée à sa monstruosité. Mais ce ne sont que des contes que le merveilleux soustrait à la tragédie. La réalité est une prose d’une autre eau. Le drame et le tragique y sont admis et sont légion.

Ma vie est un conte dont la fin merveilleuse n’est jamais advenue. Les êtres maléfiques y récitent encore leurs sortilèges infâmes. Et moi je n’ai pas la magie qui change les hideux crapauds en princes charmants. Juste le pouvoir des mots que l’insomnie me dicte en plein cœur de la nuit.

Se laisser tenter par des gestes d’oubli, de fatigue et de résignation déjà perpétrés. Accéder à leurs sollicitations répétées de se taire à jamais. Refuser le mauvais rôle qu’ils veulent me voir endosser à tous prix, ligués contre mon insolence d’avoir osé parler pour dévoiler un silence qu’ils couvaient jalousement : gardiens du temple de la haine, de l’intolérance et de l’homophobie.

Cette nuit, la lassitude, la douleur et l’insomnie me pèsent. J’aimerais simplement pouvoir fermer les yeux et me réveiller dans le corps d’un autre pour y vivre une autre vie. L’inconnu pour moi a les traits de l’hétérosexuel dénoncé par les féministes : machiste, sûr de lui, péremptoire, insouciant, heureux de satisfaire son père et de se projeter dans l’avenir de ses enfants quand il sera grand-père.

Je suis loin du stéréotype ! Je n’ai de consolation que dans les livres et par l’écriture. Lire sous la plume de SIMONE DE BEAUVOIR qu’ « il faut parler de l’échec, du scandale, de la mort, non pas pour désespérer le lecteur, mais au contraire pour essayer de le sauver du désespoir », me réconforte et me réconcilie avec moi-même. C’est évident, tout homme sera confronté un jour ou l’autre à la souffrance et à la maladie, à l’incompréhension d’autrui et au scandale absurde de la mort, la sienne ou celle des êtres aimés qu’il avait fini par croire, tout comme lui, immortels. C’est pourquoi l’écrivain, dans son appréhension généreuse  des misères de la condition humaine et par son acte d’oblation du fruit de son humble réflexion, de sa méditation verbale, apprivoise l’échec, le scandale et la mort. Sa grandeur consiste à offrir ces offenses existentielles aux lecteurs comme s’il les avait un peu domptées avant de les lui donner à lire. Ici bas, l’artiste détient des savoirs que les sciences ignorent encore, comme le pensait FREUD.

Je l’ai dit, cette chance de ma maladie est de pouvoir me consacrer presqu’exclusivement à ma passion d’écrire. Si l’on me dénie le droit de me dévouer à l’activité qui me procure la seule joie qu’il me reste : que suis-je encore ? Quelle est ma raison d’être ?

Je suis homosexuel, je ne l’ai pas choisi. C’est un état qui m’a été échu en même temps que la vie me fut donnée. En revanche, j’ai décidé en pleine conscience et lucidité de ne plus en faire un secret à préserver pour ma survie au sein de la race humaine. J’en paye le prix au risque de tomber et d’être incapable de me relever.

Je fais appel à la clémence de mes frères éclairés, au versant lumineux de leur conscience, à la nécessité, pour nous tous, de lutter pour le maintien et l’amélioration de nos conditions de vie dans la société actuelle afin qu’ils associent leur énergie à la mienne et supportent mon effort pour que se lève une humanité plus belle.

par ANTONIO MANUEL
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Samedi 29 mars 2008

Dans la pénombre morte où je me suis blotti, l’amour s’ébroue imperceptiblement.

J’ai clos mes lèvres et mes paupières et je contemple la lumière létale qui gît dans un des couloirs du destin.

Les mots m’ont été dérobés et le silence m’impose la chape pesante de son oppression.

Je lis des paroles amoureuses qui n’ont pour moi que  la  concavité vide des fruits séchés.

Je sais qu’au-dehors de moi-même un soleil luit sans doute dans quelque ciel. Le tableau peint de mon autoportrait me montre des cieux plombés d’orages proches et des baldaquins fracturés.

Je plie l’échine et n’émet aucun gémissement sous les coups. Je garde mes paupières d’aveugle et ma posture d’animal nu.

Il y a sûrement un ailleurs où l’inconnu est accueillant, où les fleurs fleurissent et jamais ne se fanent, où les tamariniers sont encore plus nombreux que dans les images exotiques du poème.

J’enterre mon masque de marbre brut et mon uniforme de métal. J’ai dans la bouche l’amertume du dépit régurgité.

Il est des siècles où j’ai souri, où j’ai aimé et désiré. De la pelle et de la pioche des mots, je creuse la tombe des souvenirs où je les ai enfouis. Parée d’un vif éclat, de dorures, de diamants, ma mémoire en exhume quelques uns que la phrase ciselle en un vol d’oiseaux de proie.

Il fait froid. La pendule a cessé de signaler la lente montée de la nuit grave. Le sommeil est un parfum d’Hermès, envoûtant comme la saveur ourlée d’un alcool fort.

L’amour m’a déserté tel une marée basse. Je me retrouve dans la nuit égarée, sans boussole et sans destinée.

par ANTONIO MANUEL
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Vendredi 28 mars 2008

"L'idolatrie, comme le soutenait Proust, consiste à vouer à la matérialité du signe l'adoration due à l'au-delà qu'il désigne."
               CATHERINE MILLOT


C'est dans la coupure entre le signifiant du langage et le signifié auquel il renvoie que la poésie s'abîme et fomente sa révolte de mots.
 
Dans la blessure inscrite au coeur du réel dont les mots sont l'image, la violence du langage s'écarte de la norme pour trouver dans l'impertinence et la déréliction, le matériau avec lequel il s'ingénie à combler la faille du réel.

Le langage est la corde tendue, dans le silence buté et la transparence absolue, entre le néant et la totalité imaginaire.

La chorégraphie majestueuse d'un cul de jatte qui rêverait d'être danseur étoile.

par ANTONIO MANUEL
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Mardi 25 mars 2008

Bonjour à tous!
La seconde partie de mon livre touche à sa fin. Je m'y suis appliqué à vous transmettre mon émotion, à vous faire le récit de l'évolution de ma maladie, de la prise du nouveau traitement, de la façon dont mon organisme y réagit.
Je me suis attaché à être sincère et à en rendre la lecture limpide. Vous y retrouverez ma sensibilité, mes reflexions, mon appréhension de la réalité, bref cette vision du monde qui nous distingue les uns des autres, nous rend uniques et confraternellement liés par le savoir de notre finitude.
J'y aborde les thèmes actuels de l'euthanasie, du désir, de la beauté, de la forme, de la perception de son propre corps dans le regard d'autrui, de l'éducation, de la culture, du souvenir,de l'amour et de la vie.
 je ne saurais être exhaustif et ne le souhaite pas: votre plaisir sera aussi celui de la découverte de ces nombreuses pages toujours écrites avec le soin que j'ai de vous plaire et vous amener tout contre moi pour vous permettre d'entendre mieux  le murmure poétique de ma voix.
Je vous embrasse, très affectueusement, ANTONIO MANUEL
.

par ANTONIO MANUEL
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Lundi 24 mars 2008

"La littérature est parfaitement inutile: sa seule utilité est qu'elle aide à vivre".
                                                CLAUDE  ROY                  

par ANTONIO MANUEL
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Samedi 22 mars 2008


BONJOUR A TOUS,
MERCI A CELLES ET CEUX QUI ME DONNENT LE COURAGE ET LA FORCE DE ME BATTRE ENCORE CONTRE "L'IMFAME".
JE POURRAIS, POUR MON BIEN ETRE, CESSER DE PARLER MAIS CE SERAIT SATISFAIRE LES QUELQUES INDIVIDUS DU FORUM DES LIVRES DE FRANCE2 QUI NE VISENT QU'A ME REDUIRE AU SILENCE.
UNE VOUVELLE FOIS, JE VOUS INVITE A INTERVENIR A MES COTES SUR CE FORUM POUR NE PAS LAISSER TRIOMPHER LEUR INTOLERANCE HAINEUSE.


TRES AFFECTUEUSEMENT, ANTONIO MANUEL.

par ANTONIO MANUEL
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